Union Syndicale de la Psychiatrie USP.


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4e rencontre nationale des EGSAM : 21 et 22 octobre 2006, 1 place de la Libération à Bobigny (93)

jeudi 28 septembre 2006


CONVOCATION à la 4ème RENCONTRE NATIONALE des ETATS GENERAUX DE LA SANTE ET DE L’ASSURANCE MALADIE (EGSAM)

Bourse départementale du travail, 1 Place de la Libération à Bobigny (93)
21 et 22 Octobre 2006

A quelques mois d’échéances électorales importantes, vont se tenir les rencontres nationales des EGSAM. Au cours des précédentes rencontres, plusieurs milliers de citoyens ont élaboré un programme de santé basé sur la satisfaction des besoins de santé des citoyens et de leurs familles : le manifeste antilibéral des EGSAM.

Aux rencontres de Bobigny, nous voterons ce texte, sur lequel travaillent depuis 2 ans les EGSAM locaux, départementaux et régionaux, des dizaines de comités de défense de la santé et de la sécu, des associations (UFAL, UNRPA, ATTAC, Convergence des services publics, associations de défense des hôpitaux et des maternités de proximité... ), par plusieurs dizaines de mutuelles, par de nombreux syndicats professionnels médicaux, par des syndicats de salariés (des syndicats CGT, FSU, Sud Solidaires), et par des partis politiques (Verts, PCF, Gauche républicaine, LCR).

Les EGSAM ne présenteront, ni ne soutiendront, aucun candidat aux prochaines élections. L’objectif de cette assemblée est
– animer les campagnes à partir du Manifeste anti-libéral que nous allons adopter,
– obliger les partis et les candidats, à se déterminer par rapport à cette référence pour une politique alternative de santé en France,
– faire reculer le sentiment de fatalité, montrer les raisons et les responsabilités du démantèlement de notre protection sociale.

Les six ateliers de discussion du samedi 21 reprendront les thèmes du Manifeste anti-libéral
– Les moyens de la politique de santé que nous voulons : démocratie sanitaire, moyens financiers, et humains.
– Psychiatrie, éthique et droits des patients.
– Prévention, médecine du travail, santé scolaire, accidents du travail et maladies professionnelles.
– Recherche pharmaceutique, transparence et indépendance, structures internationales.
– Services sociaux d’intérêt général (SSIG), Europe, Mutualité, équipements publics, laïcité économique, autorités de santé.
– Organisation du système de santé : hôpital, développement du système de santé de premier recours, centres hospitaliers de deuxième recours, médecine de ville, centres de santé, secteur dentaire.

Le dimanche 22, nous organiserons la campagne d’explication et de mobilisation des EGSAM, et nous adopterons le statut de ces Etats Généraux de la Santé et de l’Assurance Maladie.

Ça va pas la santé !

Payer, toujours !

– toujours payer, sous prétexte de nous « responsabiliser » à bien vivre, sans être malades. Mais nous payons déjà avec les cotisations sociales. C’est injuste pour ceux qui sont malades et pauvres. C’est vouloir effacer la responsabilité collective des conditions de vie qui influencent la santé.
– toujours plus : forfait hospitalier, puis 1 euros de forfait sur tous les actes, puis non prise en charge à 100% des actes autour d’une opération chirurgicale, puis 18 euros pour les actes pas assez « lourds », puis déremboursement des médicaments dits de confort,... jusqu’à nous faire hésiter à nous soigner, parce que ça devient trop cher, en attendant que ça devienne plus grave.
– toujours plus nombreux : d’abord les bénéficiaires des aides médicales d’Etat, puis les personnes pas assez gravement malades, puis ceux qui auraient un comportement à risques... ; ne pas attaquer tout le monde en même temps et désigner des boucs émissaires gaspilleurs est une stratégie toujours efficace pour nous empêcher de défendre ensemble notre sécurité sociale solidaire.

Mais pourquoi payer encore ?

La France est un pays riche, mais la pauvreté ronge, les inégalités sociales s’accroissent, les profits augmentent : les richesses sont mal partagées.
Les cotisations sociales, c’est notre salaire socialisé qui baisse par l’érosion des revenus du travail (chômage, précarité, mauvais salaires).
Les « charges patronales » c’est aussi notre salaire socialisé : Les exonérations patronales nous appauvrissent collectivement et ne créent pas d’emplois.

Cet argent là nous manque pour toute la protection sociale. C’est ainsi que depuis 25 ans, les salaires, revenus du travail et cotisations sociales baissent pour gonfler les profits : cela représente en 2006, 170 milliards d’euros, plus de 10 fois « le trou de la sécu » en une année ! Si la volonté politique existe, il est possible d’inverser cette tendance.

La santé n’est pas marchandisable, c’est un droit !

Nous payons toujours plus, parce que la santé est notre bien le plus précieux. Mais la santé n’est pas une marchandise consommable, c’est un droit que nous devons défendre collectivement.

La solidarité est indispensable à la cohésion sociale

Le système solidaire ( où chacun cotise en fonction de ses moyens et bénéficie selon ses besoins) est plus efficace que les systèmes individualistes de contrats d’assurance, en coût par individus et en nombre de personnes protégées.

La privatisation, la marchandisation de la santé s’accompagnent du développement de la charité (religieuse, ethnique, familiale), indispensables pour donner bonne conscience aux profiteurs et casser toute tentative de réaction commune en rendant « acceptable » la fatalité.

Ce n’est pas ainsi que nous voulons vivre, dans une société communautarisée, où il faut de nouveau craindre la maladie, l’adversité et chercher la protection d’un clan, pour enrichir les assurances privées et les multinationales de la santé. Lier le combat laïque et le combat social est une nécessité.

Unissons-nous et restons unis !

C’est une autre société que nous défendrons.

Tous à la bourse départementale du travail de Bobigny les 21 et 22 octobre.

Pour s’y rendre : Station de métro Bobigny-Pablo Picasso (terminus) ; puis suivre 5 minutes, la ligne de tramway le long des boulevards Maurice Thorez et Lénine, pour arriver place de la Libération au carrefour des boulevards Jean Jaurès et République

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